04 août 2010
Mon top 12 des plus souvent écoutés (toutes époques)
1. NEIL YOUNG - On the Beach
2. KATHLEEN EDWARDS - Asking for flowers
3. LEONARD COHEN - Live in London
4. LEO FERRE - Il n'y a plus rien
5. HEATHER NOVA - The Jasmine flower
6. LOREENA MCKENNITT - A Midwinter's Night Dream
7. LUCINDA WILLIAMS - West
8. THE EAGLES - The very best of
9. MORCHEEBA - The Antidote
10. ALELA DIANE - To be still
11. MORCHEEBA - Dive deep
12. LES CHARLOTS - Les Charlots interdits
30 mai 2010
Retour de nulle part
Après quelques moments médicalement très difficiles, T'es rock coco, alias TRC, revient timidement aux affaires. Parmi mes derniers coups de coeur musicaux, on peut citer en vrac :
Leave your Sleep, par Natalie Merchant (double cd - un chef d'oeuvre de simplicité, de douceur et d'intelligence)
Soldier of Love, par Sade (toujours candidate au titre de "plus belle femme du monde", malgré ses 50 piges)
Before Nightfall, par (le très prometteur) Robert Francis
n'importe quel cd de Regina Spektor (malheureusement, ils se ressemblent tous, mais c'est du bon)
Et dans les redécouvertes : le premier album solo de Paul Simon, très astucieusement nommé "Paul Simon", que je n'avais plus écouté depuis 40 ans. Le délirant "Rock around the bunker" de Gainsbourg, avec l'inénarrable "SS in Uruguay".
Pas de concerts depuis moults mois pour cause de chaise roulante. Mais ça reviendra, ça reviendra...
05 octobre 2009
Allez, là, Alela !
Voilà une jeune fille dont la voix ne quitte pas mes oreilles en ce moment :
Ses deux cd (le plus récent, "To be still" et "The Pirate's Gospel") sont vraiment recommandables. Plutôt folk et intimiste par nature, ce qui est loin d'être une tare, Alela Diane n'a pas hésité pourtant à se produire dans des festivals européens cet été, par exemple aux Ardentes de Liège et aux Vieilles Charrues de Carhaix (où elle a notamment donné une jolie reprise du "Heart of Gold" de Neil Young). Elle a bon goût. Ecoutez cette voix, elle est irrésistible.
http://www.myspace.com/alelamusic
21 juillet 2009
Feelings divers
Ce n'est pas un scoop, les Flamands et nous ne partageons plus grand-chose. Leur monde culturel nous échappe, et l'inverse est probablement un peu moins vrai. A eux la culture rock, à nous la culture franchouillarde à la TF1, berk. Mais bon, on ne va pas rester là-dessus une éternité. Lors de ce fantastique concert Cohen, le 4 juillet, voir mon "post" précédent, Leonard a honoré Yasmine, alias Hilde Rens, chanteuse flamande décédée quelques jours plus tôt. Une totale inconnue pour moi, de son vivant, il faut le reconnaître. Mais comme je suis un peu curieux de nature, je me suis intéressé au cd consacré jadis par Yasmine à des adaptations de Cohen en néerlandais. Une entreprise pour le moins audacieuse au niveau de la langue. Je mentirai si je disais que je suis totalement convaincu par le résultat, à ce point de vue du moins, mais "Vandaag, het morgen van gisteren" mérite vraiment le respect et la curiosité, ne serait-ce que pour ses remarquables arrangements qui recréent quelques-unes des oeuvres les plus marquantes du grand Leonard sans essayer de "faire comme".
Autre chose : le 14 juillet dernier, il y a eu 16 ans que Léo Ferré nous a quittés.
Et à propos du 14 juillet : 1.900.000 euros (d'argent public)... c'est le cachet scandaleux qu'un certain JH, ami intime des Sarkobrunis, exilé fiscal en Suisse après avoir vainement tenté de redevenir belge, a reçu pour se produire sous la Tour Eiffel, sans compter les 600.000 euros nécessaires pour remettre les lieux en état après.
Léo aurait dit sans doute : DE QUOI DEGUEULER ! DE QUOI DEGUEULER... VRAIMENT !
07 juillet 2009
De l'influence du son sur le chant des Canadiens
Depuis mon dernier "post", j'ai assisté à deux concerts, et non des moindres : Neil Young (Köln, Tanzbrunnen, 19 juin) et Leonard Cohen (Anvers, Sportpaleis, 4 juillet). La musique n'est pas un art de comparaison, sans doute. Mais quand tout s'oppose, il est difficile d'y échapper. J'ai été très déçu, je l'avoue, par la prestation de Neil Young sur les bords du Rhin : il n'était visiblement pas très inspiré ce soir-là (les morceaux de bravoure, "Words" et "Down by the River", sonnaient comme un pensum), le public, imbibé de Grosse Bier vendue par tonneaux de 5 litres (!), était plutôt du genre vulgaire et grossier, et surtout, le son était INNOMMABLE et je ne le nommerai donc pas. Disons que ça ne sentait pas bon, pas bon du tout. Sur mes 5 concerts Neil Young à ce jour, le seul qui ne me laissera quasiment aucun souvenir positif. A oublier donc, ce que je fais tout de suite.
Contraste absolu avec les trois heures de magie que j'ai passées au Sportpaleis d'Anvers samedi soir. Leonard Cohen y a donné, selon certains avis plus éclairés que le mien, l'un des meilleurs concerts de sa carrière, sinon LE meilleur. Comme je l'avais déjà expérimenté à Bruxelles en octobre 2008, la perfection était au rendez-vous : la prestation, le son, la gentillesse, la classe, le talent, l'humour, la gravité... toute une gamme de paramètres technico-artistiques qui laisse déjà, les soirs de routine, le spectateur bouche bée. Mais parfois, on ne sait pas pourquoi, l'imprévu pointe le bout de son nez et fait d'un concert simplement génial un concert d'anthologie, un moment qu'on n'oubliera jamais. Le feu s'est propagé dans la salle après le célébrissime "The Partisan", accueilli par de très longs applaudissements, des frappements de pieds et finalement, par une standing ovation que Leonard reçoit, presque gêné, le chapeau sur le coeur. Il reste alors plus d'une heure de concert ! Les onze chansons qui suivront se solderont toutes par une standing ovation d'un public (18.000 personnes) carrément en délire, qui laisse finalement Leonard radieux, à chaque fois un peu plus ému. Le concert bascule dans la légende. Le refrain de "So long Marianne" est repris en choeur par 18.000 voix. "Famous Blue Raincoat" est écouté religieusement, comme "If it'll be your will", interprété avec une musicalité et une émotion presque insoutenables par les Webb Sisters. Et toujours, Leonard qui crève les écrans et maîtrise chaque pouce de scène, parfois à genoux (par humilité mais aussi un peu pour relire les paroles qui traînent sur des papiers collés au sol !), le chapeau sur la tête ou ôté à chaque solo d'un de ses incroyables musiciens, dansant parfois, de plus en plus souriant en tout cas... Leonard et sa voix grave, puissante, incomparablement meilleure qu'il y a 40 ans. Hallelujah, la Grâce est descendue sur Anvers. Et sur le Vieil Homme si jeune qui dit pudiquement "I don't know when we'll meet again, my friends..." avant de souhaiter à chacun de rentrer sain et sauf dans sa famille, parmi ses amis, "..and if none of these is yours, may the blessings find you in your solitude. Thank you so much, my friends, goodnight, take care".
Leonard a deux fois honoré la mémoire de la chanteuse flamande Yasmine, qui avait mis fin à ses jours la semaine précédente. A Yasmine, qui avait adapté Cohen en néerlandais en 2004, il a spécialement dédicacé "Ain't no cure for love" et à la fin, "with your kind permission", le concert.
S'il fallait résumer bêtement cette soirée en quelques mots, on pourrait dire qu'on se sent simplement meilleur et plus humain après qu'avant. I just hope we'll meet again, Mister Cohen.
16 juin 2009
Anvers, 6 juin 2009 : rock'n roll will never die
Ils étaient venus, ils étaient tous là : flamands, wallons, américains, hollandais, anglais, français, allemands... De tous âges, ados, jeunes, vieux, quadras, quinquas. Ils avaient envahi le Sportpaleis avec cette bonhommie particulière qui n'appartient qu'à eux, les rusties. Ils avaient rendez-vous avec lui, la légende, l'Old Man, le Loner, le rancher de Topanga. Il ne les a pas déçus. Car même s'ils ont du mal à retrouver ne serait-ce qu'un peu de l'ADN du génie dans ses productions récentes, archives comprises, sur scène, il ne les déçoit jamais. Sa légendaire Old Black et lui n'ont pas fait de quartier : en un peu moins de deux heures d'un rock tendu, nerveux, cinglant, limpide (excellente balance), Neil Young a revisité son répertoire ultra-classique sans même se fendre d'un seul titre de son récent (et faible) album "Fork in the Road". On ne s'en plaindra pas, même s'il ne nous a pas souvent habitués à ce genre de setlist "best of", sans grande surprise (sinon les deux sublimes "Mansion on the Hill" et "I've been waiting for you"), mais terriblement efficace. On se surprend à chanter "Heart of Gold" avec les autres, à sauter sur "Rockin' in the free world" avec les autres et à fermer les yeux avec les autres sur les sauvages enluminures guitaristiques de Cortez.
Dylan ayant perdu sa voix et le sens de ses mélodies, les autres étant tous morts, il ne reste que lui, inébranlable, comme un roc(k) au milieu des tempêtes de sa chère "Mother Earth". Debout toujours, joyeux, ironique. C'était un putain de concert, rogntudju, et je me remets ça le 19 à Cologne.
Setlist :
06-06-2009, Sportpaleis, Antwerpen, Belgium
Neil Young & His Electric Band
1. Love And Only Love
2. Hey Hey, My My (Into The Black)
3. Everybody Knows This Is Nowhere
4. Pocahontas
5. Spirit Road
6. Cortez The Killer
7. Cinnamon Girl
8. Mother Earth
9. Don't Let It Bring You Down
10. Goin' Back
11. Heart Of Gold
12. Comes A Time
13. Old Man
14. Mansion On The Hill
15. I've Been Waiting For You
16. Rockin' In The Free World
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17. Like A Hurricane
Band :
Neil Young - guitar, harmonica, pump organ, vocals
Ben Keith - pedal steel, lap steel, guitar, organ, background vocals
Rick Rosas - bass
Chad Cromwell - drums
Pegi Young - background vocals, vibraphone, piano, guitar
Anthony Crawford - background vocals, piano, guitar, bells
Larry Cragg - banjo
22 avril 2009
L'oreille vagabonde
En vieillissant, je me fige plus souvent - je parle de musique, ici, mécréants. Je reste accroché à mes fausses idoles (car en fait, je n'ai aucune propension à l'idolâtrie avec tout ce que cela implique comme mise en sourdine de l'esprit critique), et je perds parfois un peu de mes envies de découvertes. J'assume. Parfois, le hasard fait bien les choses et je REdécouvre. C'est incontestablement le cas avec DICK ANNEGARN, que j'avais laissé il y a 30 ans baguenaudant dans Bruxelles-ma-belle en compagnie de Père Ubu (celui qu'a un tout petit zizi et un gros cul) et de Mireille-la-mouche. Jusqu'à ce que sa dernière rondelle, assez récente (fin 2008 de mémoire), me vienne à l'oreille : SOLEIL DU SOIR est un vrai bon album de vraies bonnes chansons comme l'irritante "nouvelle vague" de la chanson française (genre Effet Papillon, vous voyez ce que je veux dire) est bien incapable d'en produire. Et c'est comme ça que j'ai exploré toute la production du Dick qui m'avait échappée depuis 20 ans, et c'est comme ça que je me régale désormais régulièrement d'un Annegarn et de ses petits trésors de drôlerie, de légèreté, de gravité parfois, genre "Les Tchèques" ou "L'Eclusier" (une reprise de Brel) ou "Sans Famille"... il y en a tant. Qui louvoient en dehors des modes, en dehors du temps, en dehors du système, en dehors de tout... Mais droit à l' âme humaine.
A conseiller sans retenue. Celui-ci et tous les autres. Drôle de bonhomme, tout de même.
29 mars 2009
Concert : William Sheller au 140 (27 mars)
Une soirée entre amis, dans un cadre presque intime (le Théâtre 140 de l'Avenue Plassky à Bruxelles). William Sheller seul avec son piano et son univers. Bonheurs partagés avec celui qui semble de plus en plus considérer que le disque (il ne jouera pas un seul titre de son récent cd "Avatars" !) est son travail, et la scène son plaisir. Et le nôtre. A travers 25 chansons (environ, je n'ai pas compté) de son répertoire, des classiques, de "Symphoman" à "Un homme heureux" en passant par "Fier et fou de vous", et tant d'autres. De très anciennes aussi, tirées un instant d'un injuste oubli : la sublime "Maison de Mara" du tout premier album, par exemple. Une reprise en rappel, "Vienne" de Barbara, jouée avec la partition car, dit-il, il a du mal à la faire avec la concentration voulue sur scène, tant il l'imagine là, assise sur son piano. Que dire d'autre ? Qu'il est le dernier grand de la chanson française de qualité ? Et qu'il s'en fout ? Tout cela, sans doute. En tout cas, une magnifique soirée.
19 mars 2009
De tout et rien
Un geste sympa : sur son "MySpace" , Tom McRae a mis en écoute "La Nuit Je Mens" de feu Alain Bashung.
Parmi les nouveautés attendues dans les prochains jours :
- "Quiet Nights", le nouvel album de la toujours jolie Diana Krall (Madame Costello)
- le double live (et le DVD) de Leonard Cohen (26 chansons) en souvenir de sa tournée mondiale 2008-2009
- le nouveau Neil Young ("Fork in the Road", branché écolo) sera disponible le 6 avril prochain
- Nouvel opus également ("Séquelles") pour Hubert-Félix Thiéfaine (le 23 mars)
- au rayon "ils ne mourront jamais", le groupe Ange sort un live le 14 avril ("Souffleurs de Vers Tour")
Et Tempus Fugit va de ce pas ajouter à son juke-box une version live tout à fait inédite de "Cortez the Killer" (Neil Young) purement acoustique - une merveille.
09 mars 2009
Du neuf sur la feuille d'érable
Il revient. Qui ça ? Old Man, the Loner, l'homme de Topanga. Neil Young revient en Belgique dans le cadre d'une nouvelle tournée européenne avec le même groupe que l'année dernière (ce qui n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour les nostalgiques de Crazy Horse). Ce sera le 6 juin, au Sportpaleis d'Anvers. Il défendra (en principe, parce que le bougre n'est pas à une surprise près) son nouvel album "Fork on the Road" qui devrait sortir début avril. Un album dont on connaît déjà pas mal de chansons, jouées live depuis quelques mois, et dont on peut dire qu'il y a des hauts et des bas. Mais bon... c'est chaque fois la même chose avec cet animal : on critique, on se plaint du prix des places... et quand on sort de là, en général, on a tout oublié parce qu'on vient de passer des moments magiques. Tempus vous racontera : il en sera et il s'offre en plus le show de Cologne deux semaines plus tard.
Autre grande nouvelle en provenance d'un grand Canadien : le 30 mars prochain sort dans le commerce un DVD enregistré à Londres l'an dernier. La dernière occasion pour ceux qui ont raté la tournée de voir à l'oeuvre Monsieur Leonard Cohen. Le teaser qui se trouve sur le site Amazon américain laisse présager un DVD (le premier d'un concert du Maître) de légende.
Le printemps s'annonce bien agréablement.
01 mars 2009
Tempus est de retour
Après une longue pause, Tempus Fugit revient avec plus de musique et un peu moins de blabla. Un nouveau lecteur fait son apparition (colonne de droite) avec un certain nombre de titres inédits, des extraits de concerts "hors marché". Qui changeront de temps en temps. Ainsi on trouvera : deux extraits du concert de Kathleen Edwards à Groningen le 18 juin 2008, deux Neil Young (Londres 1971 et un des meilleurs "Cowgirl in the sand" que j'ai entendus - Bergen, Norvège, août 2008), du Calvin Russell, un bon vieux Kinks de 1977, ce qui ne nous rajeunit pas, du Heather Nova (Zürich 2006), les Walkabouts, et d'autres... bref tout ce que votre Tempus aime (et notamment un extrait du concert de Lucinda Williams à Hasselt en 2007 - il y était). Le son est loin de valoir celui de disques sortis par l'industrie. C'est du live, du brut, du qui sent la sueur de l'artiste sur scène. De quoi vous inciter à les soutenir en achetant leurs cd officiels. Faites le au moins pour moi : par exemple, la prochaine fois que Kathleen Edwards viendra en Europe, il faudrait qu'elle sache qu'elle a plein de fans en Belgique et en France qui achètent ses disques. Alors, peut-être, elle viendra nous voir et ne se contentera pas de la Hollande. Peut-être Paris l'accueillera-t-il mieux, aussi (concert annulé pour vente insuffisante de places).
Live music is better, comme on dit.
Il y a 14 titres disponibles, même si on n'en voit que 6 à l'écran. Utilisez la flèche de direction haut ou bas pour voyager dans la liste.
23 décembre 2008
Tempus Fugit Awards 2008 : 2. Les albums
Aucun doute là-dessus dans mon esprit, le meilleur album de 2008, celui que j'écoute le plus souvent, qui m'émeut autant à chaque fois, c'est Gérard MANSET - Manitoba ne répond plus. Je ne vais pas ici répéter tout le bien que j'en ai dit ici même il y a quelques semaines, je n'ai de toute façon rien à nuancer ni à retirer depuis.
Juste derrière, je placerai deux excellents albums, de facture plus classique : Heather NOVA - The Jasmine Flower pour son dépouillement, sa recherche mélodique et la pureté de la voix de son interprète, des qualités qui deviennent de plus en plus rares dans la production discographique actuelle, et puis bien entendu l'album que j'ai le plus écouté cette année (vu qu'il est apparu bien plus tôt dans l'année que les deux précédents), Kathleen EDWARDS - Asking for Flowers pour son énergie rock'n rollesque jamais vulgaire, la subtilité sucrée-amère de ses textes, son humour, son goût nature et puis, nom de Zeus, parce que ça fait du bien pour ousque ça passe. Désormais, c'est Kathleen qui fait l'ouverture musicale de ce blog avec "You make the dough, I get the glory" tiré de ce cd.
J'accorderai une mention spéciale à Nils LOFGREN pour son très bon disque de reprises de Neil Young ("Nils sings Neil") au "Little Honey" de Lucinda WILLIAMS et à Randy NEWMAN pour "Harps and Angels". J'ai été par contre un peu déçu de la sortie récente de Neil Young ("Sugar Mountain", un concert acoustique de 1968 qui pèche surtout par un son approximatif) et très déçu du "Déjà Vu Live" de CSNY, pour autant qu'on puisse encore être déçu d'un groupe dinosaure qui n'a jamais vraiment existé et qui vieillit très mal.
A titre personnel, 2008 est l'année qui m'aura permis de redécouvrir la discographie presque complète du groupe YES et de découvrir tout court l'excellente Cassandra Wilson.
17 décembre 2008
Tempus Fugit Awards 2008 - 1. Les concerts
Pas le moindre doute pour désigner mon concert de l'année : LEONARD COHEN (20 octobre, Forest). Que dis-je ? Concert de la décennie. La perfection à tous les niveaux. Coup de chapeau pour l'Artiste, rien à ajouter.
En son honneur, c'est "Avalanche" qui fait aujourd'hui l'ouverture musicale de mon blog.
Les places d'honneur sont occupées par :
- HEATHER NOVA à l'AB (14 octobre) : un show d'une pleinitude artistique incomparable, où Heather se démarque complètement des défauts de ses cd studio (la surproduction, généralement, est un piège que son directeur artistique de mari n'évite pas). En plus, jolie et sympa. Que vouloir de plus ? Un super cd ! On en reparlera dans la catégorie de mes albums de l'année.
- NEIL YOUNG (Anvers, 11 février - à 135 € la place toutefois, une honte) : parce que l'Old Man est encore un peu là, que ce soit en acoustique ou aux rênes d'Old Black, son fidèle destrier. Parce qu'il est une légende. Parce que je ne peux pas me passer de lui plus de deux jours. Mais il faut être honnête : il a fait beaucoup mieux et beaucoup moins cher lors de sa tournée d'été (Werchter, Colmar, etc...) même si, coquing de sort, je n'y étais pas.
Meilleur espoir : KATIE MELUA (14 avril, Forest) malgré un répertoire parfois un peu monotone (et notamment celui tiré de son dernier cd). Mais à 24 ans, on ne peut pas tout lui demander en une seule fois. Sa mise à feu de F-N sur le vieux Heat des Canned (haha) "On the Road Again" m'a beaucoup plu.
16 décembre 2008
Rénovation du Juke-Box
Militons pour le Pouvoir du Chat (merci à celle qui m'a soufflé le jeu de mots) !
Désormais, je vais essayer de faire coller un peu mieux le juke-box (en haut à droite) avec le dernier article publié. Ce qui vous donne le plaisir d'entendre ET de VOIR la délicieuse Chan dès votre entrée sur le site. Les autres titres défilent en principe dans un ordre aléatoire. Comme la carte d'un resto, ma sélection change régulièrement et mêle valeurs sûres de la discothèque Tempus Fugit avec quelques inattendus à découvrir (aujourd'hui, Feliu Ventura). Tout cela en attendant l'attribution des "Tempus Fugit Awards 2008", qui ne sauraient tarder (le temps de récolter les derniers votes : mon coeur, ma conscience, mes pieds - ils votent aussi, mais les bureaux ferment plus tard - et même l'Innommable !
13 décembre 2008
Rêve rock
Je jure que je n'invente rien : je me spécialise en rêves rock. Il y a quelques mois de cela, j'avais été invité au ranch californien de Neil et Pegi Young, où Pegi m'avait montré les Dinky Toys de Neil (alors que tout le monde sait qu'il collectionne plutôt les modèles grandeur nature). On peut désormais ajouter un épisode à la saga débile : cette nuit, j'ai assisté à un concert de Noir Désir. Mais j'étais tout seul dans la salle et les musiciens de Noir Désir n'étaient pas les vrais, et quand j'ai été les rejoindre sur la scène après, ils m'ont demandé où on pouvait boire de la bonne bière belge à Liège. J'allais oublier le plus bizarre : j'avais dû me rendre au concert au volant... d'un tracteur.
Bon. Il faut que j'arrête de boire du café le soir. Sinon, je vais me retrouver en train de labourer un champ avec Mick Jagger et franchement, je n'en ai pas envie.
22 novembre 2008
Chantons "Vida" avec Lluis Llach
...però a mi un somni mai no em cansa,
i malgrat la meva barba
sóc infant en la mirada.
A vegades veig encara... vida, vida !

(Photo : Tempus Fugit, chez lui, ce matin)
21 novembre 2008
Chantons avec John Sebastian & the Lovin' Spoonful..
Nashville Cats, play clean as country water
Nashville Cats, play wild as mountain dew
Nashville Cats, been playin' since they're babies
Nashville Cats, get work before they're two
(Photo : Tempus Fugit - Denver et Zoreille sont élevés (avec amour) et sponsorisés par CHUPACIC)
20 novembre 2008
Chantons avec Simon et Garfunkel

I'm on your side when times get rough
And friends just can't be found
...liiiike a Briiiidge over troubled Waaaaater
I will lay me doooooown
19 novembre 2008
NOUVEAU : UN LECTEUR AU TOP
Depuis tout de suite, mon lecteur top-10 en ligne. Dix des chansons que je préfère, tous genres confondus
18 novembre 2008
Blog au tournant, copinage, notes bleues...
Grosse fatigue. Tous les auteurs de blogs connaissent ça, un jour ou l'autre. Moi, c'est maintenant. Je ressens de plus en plus le sujet du blog (en gros, "ma" musique - celle que j'écoute, car je n'en fais point, hélas) comme une limite plutôt qu'une ouverture. Faut que ça change, autrement dit. Je ne renie pas du tout, au contraire : la musique aura toujours, comme dans ma vie, une place prioritaire dans "T'es rock coco ?", mais je vais laisser traîner mes pas aussi sur d'autres sentiers, à l'occasion. Où quand comment et pourquoi, personne ne le sait et surtout pas moi : je vais me laisser aller là où le vent me porte.
Mais je m'en voudrais de ne pas consacrer à mon artiste favorite (ma fille) ce premier pas sur les chemins de traverse. Un petit clin d'oeil à celle qui signe la bannière de ce blog, à travers une des oeuvres qu'elle a présentées pour sa première expo, collective mais réussie, en septembre dernier. Comme la photo est de moi, elle ne donne qu'une très vague idée de la qualité de son travail, dont mes aimables lecteurs pourront bien mieux juger ICI. Ce n'est pas facile, même quand on n'a pas d'ambitions démesurées, de se faire une petite place dans ce monde-là (trouver une expo, un client pour un reportage-photo...) Alors, si je peux aider...
...commencez par z'aller y voir !
Sinon, en matière de musique, j'écoute beaucoup pour l'instant (rappels, le plus souvent) :
- HEATHER NOVA - The Jasmine Flower (2008)
- GERARD MANSET - Manitoba ne répond plus (2008)
- NILS LOFGREN - Nils sings Neil Young (2008)
- LUCINDA WILLIAMS - Little Honey (2008)
- LLUIS LLACH - Temps de Revoltes (2000)
- LEO FERRE - La Violence et l'Ennui
- des concerts de LEONARD COHEN à la pelle
- YES - Fragile & The Yes Album








